07 décembre 2009
La face noire de Saint-Nicolas
Comme tous les ans, avec un manque certain d'originalité, l'hiver revient, tout comme Saint-Nicolas !
Le turc le plus vénéré des Lorrains ( oui-oui, le turc car Saint-Nicolas, le vrai, est né en Anatolie, territoire qui fait partie de la Turquie actuelle) est revenu. Il est passé à l'école de Maya vendredi matin, histoire de vérifier si tous les enfants avaient été sages et de leur distribuer quelques friandises.
Je connais bien les maîtresses de maternelles et, au bout de 4 enfants scolarisés, je sais bien que le thème de Saint-Nicolas est bien exploité à l'école. En graphisme, par exemple, il est toujours intéressant de faire travailler les enfants sur la crosse que Saint-Nicolas tient à la main (un bâton avec une fin en escargot enroulé). Et puis, il y a la mitre et le manteau bien reconnaissables : tous ces traits particuliers, les enfants se les approprient et savent les reconnaître.
Le problème, c'est que Maya semble avaoir compris tout de travers et comme elle a un caractère de cochon, elle n'en démord pas !
Vendredi matin, préparant la visite de la star locale à l'école, je lui demandais à quoi on reconnaissait Saint-Nicolas : silence anormal de ma fille...
Je lui parlais alors de sa crosse (il est bien connu que les enfants, ruinant tout effort pédagogique, soufflent les bonnes réponses à leurs chères têtes blondes !...) , elle me répond que c'est Père Fouettard qui a une crosse... Fichtre, me dis-je ! Voilà que ma fille confond une crosse et un martinet ! Certes, elle est d'une époque où ses petites fesses ne connaissent plus l'usage du second, ceci expliquant sans doute cela !
En fait, le problème est bien plus grave et ma fille de 3 ans semble précosément rebelle (ou déviante !) face à la symbolique chrétienne : elle a carrément inversé les rôles et à ses yeux le gentil Saint-Nicolas est le gentil monsieur à la barbe sombre, habillé tout en noir avec un martinet à la main ! Du coup, le vilain qui gronde les enfants est le bonhomme en manteau long, à la barbe blanche et qui a une crosse à la main ! Chercher l'erreur !...
Pour la petite histoire, rappelons tout de même que le Père Fouettard est tout de même le vilain boucher qui avait découpé trois enfants égarés qui avait frappé à sa porte, pour les vendre comme du lard après les avoir saler (mode de conservation de la viande de l'époque). Heureusement, Saint-Nicolas, qui avait flairé le crime, avait frapé lui aussi chez le boucher et avait demandé à manger le lard du saloir afin de confondre le boucher meurtrier. Ce dernier, comme punition, du accompagner Saint-Nicolas partout et rappelle aux enfants qu'ils ont intéret à ne pas sortir du droit chemin s'il ne veulent pas finir dans le saloir !
Tout de même, ce n'est pas vraiment blanc bonnet et bonnet blanc!...
Et je n'ai même pa trop voulu insister sur la fonction symbolique des couleur noir= méchant, blanc = gentil, parce qu'avec une grande soeur adolescente habillée tout en noir, c'était un peu malvenu !...
18:05 Publié dans En famille, quatre filles, c'est plein de vie ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06 décembre 2009
Petit mot du dimanche
La meilleure manière d’atteindre le bonheur est de le répandre autour de vous.
Baden-Powel
17:09 Publié dans Jolis mots | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05 décembre 2009
"Moi Tituba, sorcière noire de Salem" de Maryse Condé
Voilà un livre que j'ai trouvé sur les étagère de mon C.D.I.
C'est une belle découverte pleine de contrées dépaysantes, de soleil cependant assombri par bien des misères humaines.
Tituba commence mal sa vie. Elle est née d'un viol. Un marin a abusé de sa mère tandis que celle-ci était déportée d'Afrique vers l'ïle de la Barbade. Tituba a des connaissances de la nature et des plantes dont elle veut se servir pour aider et soigner les autres, mais même cela, la violence des hommes ne sauront pas le respecter et le déformeront.
Tituba, nous raconte son histoire, celle d'une esclave qui subit des choix de vie que d'autres ont fait pour elle et qui la ménéront dans la ville Américaine puritaine de Salem où les procès pour sorcellerie font rage.
C'est les rudes conditions de la vie des esclaves que Tituba nous fait partager. Vie de labeurs sans espoir où même le magique réconfort apporté par les morts est fugace, où les moindres moments de bonheur sont volés et débouchent imanquablement sur de nouveaux malheurs.
Paradoxalement, ce livre n'est pas foncièrement pessimiste car la magie régne et apporte un peu de réconfort. L'espoir et le bonheur n'étaient pas pour cette vie-là, ni pour cette époque et Tituba saura simplement attendre...
Moi, Tituba, sorcière noire de Salemde Maryse CONDE
Editions Gallimard, collection Folio - 7 euros
10:39 Publié dans Lectures pour les grands | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
04 décembre 2009
Saint Paul et la lecture
Paul est un élève de Bac Pro.
Belle gueule sans qu'il en ait trop conscience, boucles blondes et un look de surfer.
Paul est un pillier du CDI, principalement pour aller sur le net avec son inséparable Kévin.
Mais aujourd'hui, Paul est venu avec un autre copain, plus discret. ce dernier est venu emprunter des mangas qui marchent particulièrement bien cette année. Du coup, Paul m'a demandé s'il voulait aussi en emprunter.
belle victoire donc, voici Paul qui devient lecteur ! Malheureusement pour Paul, c'est des BD qu'il voulait emprunter et la méchante documentaliste que je suis ne le permet pas, pour la bonne raison que les BD seraient toutes empruntées et qu'il n'y en aurait plus à lire sur place. De plus, de gros formats, elles seraient rapidement abimées.
Paul a bien essayé d'user de son charme, en refaisant un remake du chat botté de Shreck II (appréciez les références culturelles !!!), la tête de côté, papillonnant des paupières, les mains jointes : trop drôle !
Cela m'a bien fait rire et même si j'ai apprécié la prestation d'acteur et le spectacle de Paul jouant les angelots (il en a les belles boucles blondes d'ailleurs), cela n'a pas attendri la documentaliste sévère et incorruptible que je suis !
Du coup, puisque l'argument de Paul était qu'il devait aller en arts appliqués et qu'il était en avance de 2 séances sur les autres, je lui ai donné au autre livre à lire : le catalogue des objets introuvables de Jacques Carelman.
C'est un incontournable ! C'est rigolo comme tout et cela ne demande guère de lecture : idéal pour convertir Paul à ce nouveau plaisir.
18:11 Publié dans Histoires de C.D.I. | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
03 décembre 2009
Portes de l'enfer
La nouveauté de l'année, au lycée, c'est le portail automatique.
le but est de préserver des places de parking aux respectables profs que nous sommes, lesquelles places sont souvent prises par les voitures plus ou moins pourries des élèves (comme celles des profs !).
D'où le portail automatique.
Or donc, chaque prof est doté depuis la rentrée d'une carte blanche qui ouvre, tel un sésam, magiquement le dit portail.
Mais le tout n'est pas si facile...
Il faut d'abord ne pas se garer trop loin du boîtier sur pied qui lit la dite carte, sinon c'est la honte assurée : il faut tendre le bras jusqu'à friser le déboitement d'épaule ou sortir à moitié de sa voiture par le fenêtre ouverte ou alors carrément descendre de sa voiture. Mieux vaut prévoir son coup, surtout quand on ne dépasse guère le mètre soixante et que des collègues prompts à la moquerie attendent dans leur voiture derrière nous...
Ensuite, il y a le césam qui n'est pas si magique... Finalement une ouverture vocale tel "césam ouvre-toi !" aurait simplifié même si elle ne nous auront pas évité un certain ridicule chaque matin.
Car la carte ne se présente pas n'importe comment ! Elle ne s'insère pas dans une fente, ce qui aurait eu le mérite d'être clair mais peu pratique car en plus de viser le boîtier il eu fallu en plus viser le fente...Il s'agit d'une lecture optique et à part le fait de bouger la carte dans tous les sens à 10 cm du lecteur jusqu'au "bip" libérateur, je ne voyais guère d'autres moyens de faire.
Certain matin, il me fallait une petite minute avant d'arriver au résultat voulu, ce qui est un peu long pour moi mais aussi sans doute pour mes collègues qui patientent derrière moi et qui devaient rire sous cap devant mes jeux de main laborieux.
J'en étais arrivée à me féliciter d'être dans la queue et de ne pas être la première voiture qui doit ouvrir ce satané portail !
Mais Euréka, ce matin est le jour de l'illumination (presque un illumination de Noël !) car je me suis rendue compte que l'image de notre carte reproduite en bas du boîtier n'est pas une simple décoration ou n'est pas là pour nous signifier que c'est là LE boitier qui ouvre le portail (des fois que l'envie nous prendrait d'agiter notre carte au nez d'un panneau de signalisation...) : il est là également pour nous indiquer dans quel sens présenter notre carte, simplement à l'horizontal, les inscriptions vers nous.
Présentée comme cela, c'est effectivement magique : le portail de l'enfer s'ouvre en 2 secondes chrono et à moi une folle journée de labeur avec des élèves plus ou moins satiques !
18:09 Publié dans Le lycée professionnel | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
02 décembre 2009
De Karim à Ridan
Lorsqu'en 1983, Karim Kacel a sorti son touchant "Banlieue" faisant émerger pour la première fois au grand jour les problèmes vécus dans les Banlieues par les jeunes d'origines maghrébines.
Ce fut aussi le premier chanteur "beur" (alors que le terme naissait juste lors de la marche du même nom la même année) a être présent sur les ondes, à faire de la chanson française de la plus tradition.
A l'époque, je m'étais acheté le 33 tour que je passais en boucle et même en l'entendant aujourd'hui, "banlieue" est une chanson dont les accents de sincèrité sont toujours si présents qu'elle me touche toujours autant.
Hé banlieue, empêche-les de vieillir
Leur jeunesse se tire, banlieue
Hé banlieue, ta grisaille ne m'inspire
Que l'envie de partir, banlieue
Hé banlieue, ne les laisse pas tomber
Ils ont droit d'exister eux aussi
Banlieue… oh oh… banlieue
Je viens de découvrir Ridan en achetant son second disque au détour d'une promo de CD. J'avais aimé les chansons entendues sur les ondes et je ne fus pas déçue par le reste.
Car il s'avère que Ridan avec sa chanson "Rentre chez toi" est le digne petit frère de Karim. Même chanson empreinte de promesses volées, de révoltes rentrées, preuve en chanson qu'être beur n'est pas plus facile aujourd'hui qu'il a 30 ans.
Mais Ridan, comme Karim Kacel est bien autre chose qu'un chanteur beur.
C'est un faiseur de mots, un faiseur de mélodies, digne représentant de la chanson française actuelle qui a su faire, entre autre choses, une ballade délicieusement moderne du poème de Joachim Du Belley" Heureux qui comme Ulysse".
09:22 Publié dans Musiquettes diverses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01 décembre 2009
Miroir, mon bon miroir
Mon aînée a bien grandi.
Non seulement elle culmine désormais à 1 m 70, mais elle est devenue une jeune fille très soucieuse de son apparence.
Chaque matin, elle passe 20 minutes à se coiffer et se lisser les cheveux pour qu’ils tombent comme elle veut. Heureusement qu’elle n’a pas encore l’autorisation de se maquiller !
Mais ce matin, catastrophe !
Non, elle n’avait pas un gros bouton au milieu de la figure, ni une grande mèche rebelle !
Non, la catastrophe du jour c’est que mademoiselle avait le nez qui brillait !
On ne voyait, d’après elle, "brillante" !
Riant d’abord sous cape puis me moquant ouvertement de mon aînée, je me suis dit qu’il est bon d’avoir l’insouciance d’une jeune fille de 14 ans !...
18:06 Publié dans En famille, quatre filles, c'est plein de vie ! | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
30 novembre 2009
D'un gothique à l'autre
Ma fille est fan de Twilight, autant des livres qu'elle a lu que du film. Elle attend d'ailleurs de pouvoir aller voir le second opus qui vient de sortir en salle.
Mais ne pouvant relire les trois livres indéfiniement, il a fallu qu'elle se trouve d'autres lectures de la même veine.
En cela, elle a suivi l'exemple de l'héroïne, certes également poussée par sa môman qui lui a soufflé cette bonne idée et elle s'est tournée vers l'excellence, LA référence es littérature gothique : les Hauts de Hurlevent qu'elle a dévoré en 4 jours.
Cela tombe bien car c'est un livre que j'adore, l'un de ceux, très rares, que j'ai relus deux fois et que j'avais bien évidement sous la main.
Ma fille a donc découvert que l'ambiance gothique n'est pas de la première jeunesse et, quant à moi, je crois bien que je vais relire une troisième fois les hauts de Hurle-vent, histoire de voir si j'ai l'esprit toujours aussi jeune que ma fille !;o)
18:15 Publié dans En famille, quatre filles, c'est plein de vie ! | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
29 novembre 2009
Petit mot du dimanche
Rester immobile ne sert à rien. Il faut choisir entre progresser ou regéresser. Allons donc de l'avant et le sourire aux lèvres.
Baden Powel
17:07 Publié dans Jolis mots | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
28 novembre 2009
Week-end interculturel
Ce week-end, c'est la fête du mouton et c'est l'ouverture du marché de Noêl.
C'est ça une famille franco-marocaine qui vit et pratique l'interculturalité !
Nous avons fait la fête du mouton avec repas marocain à base de mouton et les filles en robes traditionnelles (pleines de paillettes, elles adorent !) et en même temps les prépratifs pour la Saint-Nicolas qui approche à grands pas, les bonbons à acheter pour mettre dans notre calendrier de l'avant en tissus que nous remplissons nous-même et l'ouverture du marché de Noêl avec un concert pour l'occasion.
Sans oublier le goûter fait de thé à la menthe et d'un Saint-Nicolas en pain d'épices !
14:23 Publié dans En famille, quatre filles, c'est plein de vie ! | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
27 novembre 2009
Ma fille au LP
Pour la première année, j’ai des élèves, en 3ème DP notamment ou en seconde qui connaissent ma fille encore collégienne.
D’ordinaire, ma fille m’en a parlé préalablement et je reste discrète sur les informations que j’ai en ma possession.
Par contre, j’ai mes filles en fond d’écran, les quatre assises côté à côté, des fois que je les oublierai une seconde tout en travaillant. Ceci, comme mon fond d’écran est couvert de fenêtre ouvertes à longueur de journées, je ne les vois guère qu’à l’allumage de mon ordi.
Et ce matin, ça n’a pas raté : un élève de troisième DP qui vient chercher le magnétophone que sa prof d’anglais laisse en dépos au CDI s’est écrié : « oh, mais je la connais la fille sur votre ordi, elle était dans ma classe en 5ème ! »
ça y est, je ne suis plus incognito au lycée et ma fille encore moins !
18:17 Publié dans Le lycée professionnel | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
26 novembre 2009
Jeux de mots artistique
Activité artistique à l'école aujourd'hui.
La maîtresse lance à ses élèves : "prenez une feuille A4"
" Une feuille à quatre ?", chic se dit une copine d'Anissa, on va travailler en groupe !
C'était l'anecdote du jour relatée par Anissa à peine installée dans la voiture tant elle était pressée de la racontée !
17:57 Publié dans En classe, quatre filles, c'est vivant tout autant | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
25 novembre 2009
Coup de vent
Ce matin, soleil et grand vent.
Pas envie de me fouler à faire des choses extraordinaires, histoire d'aérer mes deux plus jeunes filles durant l'activité d'Anissa.
Grosse fatigue due à deux sauterelle venues dans notre lite à 5 heures du mat pour cause de cauchemar : forcément, à 4 dans un lit d'1 m 40, même serrés comme des sardine, on n'a guère rendormir...
J'aime ces journées où on est déjà fatigué à 8 heures du matin !...
Dalila a eu pour le coup une bonne idée : faire du cerf volant !
Nous avons donc pris le résultat d'un bricolage basic réalisé dans un atelier bricolage lors d'une fête locale de cerf volant.
C'est basic : un losange de papier renforcé, deux baguettes de plastique, du scotch, une traîne en plastique et du fil de nylon sur un enrouleur. Dalila avait d'ailleurs fait une décoration au feutres sur place que j'adore, un portrait à la manière de Picasso.
Nous avons ressorti notre matériel rudimentaire et sommes allées dans le espace de jeux en face de la maison, toujours très venteux.
Pendant une demi heure, nous nous sommes amusées - et aéeré - comme des folles ! C'est étonnant de voir un assemblage si rudimentaire voler aussi bien ! C'est magique ! Et cela donne envie d'investir dans un cerf volant un peu moins rudimentaire... (tiens, des fois que le père nOël chercherait des idées...)
21:06 Publié dans En famille, quatre filles, c'est plein de vie ! | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
24 novembre 2009
Tricot du soir
Des fois que le dodu petit Cyril n'ait pas assez de ses grosses joues pour avoir chaud cet hiver, je lui ai tricoté cela.
J'ai terminé ce soir la première phase et j'attaque la phase "déco".
Voilà à quoi j'occupe mes soirées tout en suivant des séries policières à la téloche et en échangeant des sms !
Rien de tel que de varier et multiplier les occupations pour éloigner les risques d'endormissement, telle une larve devant l'écran plama !
17:47 Publié dans Quand mes dix doigts travaillent... | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
23 novembre 2009
Manger avec les yeux
Mon Jules n'est pas à proprement parlé difficile : il mange de tout .... à la seule condition que cela soit appêtissant, que la présentation, l'aspect, la texture lui donnent envie de goûter.
Pas la peine par exemple de lui faire goûter un flan aux oeufs à demi écroulé ou une sorte de pain perdu qu'on appelle dans ma famille "pudding aux pommes" qui a une droôle de tête.
Mais mon Jules est pardonné parce que non seulement la plupart du temps c'est lui qui cuisine (sauf les desserts car il n'est pas gourmand de sucré et je le suis pour deux !) mais en plus il cuisine des plats non seulement beaux mais bons comme ce tajine de poisson qu'il a fait récemment !
18:17 Publié dans Hors du C.D.I., y'a d'la vie aussi | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
22 novembre 2009
Petits mots du dimanche
Quand il est convert, un cannibale, le vendredi, ne mange que des pêcheurs.
Emily Lotney
09:59 Publié dans Jolis mots | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
21 novembre 2009
César le musicien
Ce matin à la sortie de son activité d'éveil musical, Dalila m'a résumé sa séance du jour.
J'ai donc appris que les égyptiens avaient créé une horloge à rythme et que Jules César avait laissé des partitions qui avaient été retrouvées après sa mort !
Là, j'ai bien senti que quelque chose clochait et qu'un petit décryptage s'imposait sans doute...
Bon, prenons les choses dans l'ordre : "l'horloge à rythme", j'ai rapidement imaginé ce que cela pouvait être : un métronome "à l"ancienne" car à la maison, nous en avons maintenant un qui est électronique. Je ne suis pas sûre que ce soient les égyptiens qui l'aient créé, faudra que je me renseigne à ce sujet.
Par contre Jules César musicien me laissait sceptique...
En creusant un peu, Dalila n'était plus sûre que cela soit Jules César, mais simplement un nom en "ar".
De là, grande perspicace que je suis, j'ai tout de suite reconnu Mozart !
Fichtre, quel raccourci dans la grande histoire musicale !
14:10 Publié dans En famille, quatre filles, c'est plein de vie ! | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
20 novembre 2009
Soupirant surprise
Dans mon lycée; il y a 4 CPE.
Les élèves ne connaissent pas encore leurs noms respectifs.
Il y a une homme et trois femmes.
Pour l'homme, c'est facile pour les élèves de le désigner : c'est LE CPE.
Pour ses collègues féminines, cela se complique et forcément, cela fait référence à ce que l'on voit de prime abord.
La première est désignée comme "la petite CPE un peu enveloppée". Quant aux deux autres, c'est plus facile car elle ont des lunettes.
Il y a donc la petite et la grande CPE à lunettes.
Mais pour cette dernière, j'ai entendu cet après-midi pendant la récréation une autre version au cours d'un counversation entre deux élèves :
" C'était la grande CPE à lunettes ?" demandait l'un.
"Oui, celle qui est la plus sympa, la plus belle et .... (gros soupir)..... qui sent si bon !..."
Comme quoi, le fait d'être une femme dans un lycée de garçons apporte parfois de bonnes surprises...
Faudra que j'aille lui raconter cela dés lundi !
17:46 Publié dans Le lycée professionnel | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
19 novembre 2009
Réalité de rencontre parents prof
Jordan ne travaille pas. Il est en première année Cap et il ne fait aucun devoir à la maison.
Son principal a convoqué ses parents ainsi que ceux des élèves qui posent des problèmes.
La maman de Jordan est venue et elle a fait pas mal de route pour venir.
Elle tenait à peine debout, très fatiguée par une chimiothérapie qu’elle suit pour combattre un cancer. Et elle explique que son fils accepte mal sa maladie et que depuis qu’elle est malade, son ex-mari refuse de prendre son fils qu’elle est seule à gérer.
Mon collègue était mal d’avoir imposé une fatigue supplémentaire à cette dame ; mal de ne pas avoir su.
Mais comment aurait-on pu savoir puisque personne dans l’établissement ne savait rien de son état de santé ? Heureusement d’ailleurs que cette maman a fait l’effort de venir car l’année scolaire aurait pu se passer sans que personne ne sache…
Pas étonnant que Jordan se passionne aussi peu pour sa scolarité et qu’il ait autre chose à penser à la maison qu’à faire ses devoirs…
17:55 Publié dans Le lycée professionnel | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
18 novembre 2009
SMS - Supers Messages Soffistiqués
Quand j'étais élève, au lycée, j'étais une adepte des petits mots grifonnés sur un coin de copie, passant de main en main ou survolant plusieurs élèves, projetés à travers la classe pour aller plus vite.
J'aimais ce mode de communication rapide, idéal pour véhiculer les réfléxions potaches à 2 balles et je l'aimais d'autant pour qu'il était illicite. Nous avions même fait une sorte de code sceret pour que le message soit incompréhensible en cas d'interseption !
Bien consciente que ce petites mots témoignaient de mon adolescence et de son insouciance, ces messages froissés traînaient au fond de ma trousse avant de les garder, rangés par mois, dans une enveloppe que je remisais dans ma boite à souvenirs.
Aujourd'hui, j'ai retrouvé l'âme potache des années lycée grace aux sms : mêmes messages courts souvent superficiels, juste histoire de se distraire et de distraire les autres.
Ainsi, je passe certaine soirées à commenter par sms les beaux mecs ou la perspicacité de la série télé du soir avec quelques copines.
Les lundis, on se creuse pour faire des remarques drôles sur l'épisode du soir de Cold Case avec ma collègue Nathalie. C'est d'ailleurs tout un art car Cold Case a rarement des sujets hilarants qui générent facilement des jeux mots et Nathalie est bien meilleure que moi à ce jeu-là.
Les mercredis, c'est avec Annette qu'on papote sur nos journées, Docteur House ou Bones. On arrive même à se raconter des épisodes manqués entiers par sms !
Et puis, il y a les vannes, les commentaires rigolos sur les événements de la journée échangés les soirs avec des collègues ! Et tous ces "toc-toc" qui signalent l'arivée d'un message qui agacent royalement mon Jules !
Bref, ça fait du bien la légéreté de l'adolescence retrouvée !...
08:56 Publié dans Hors du C.D.I., y'a d'la vie aussi | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note