09 février 2010

Qu’est-ce c’est que ce binz ou la transmission de culture

La culture peut être multiple. Elle concerne également les films cultes, que cela soit « il était un fois dans l’ouest », les films de Chaplin mon idole ou « le Père-Noël est une ordure ».

Dans le genre ce dernier dont certaines répliques sont devenues tellement cultes qu’elles sont passées dans le langage courant comme « c’est bon, c’est fin, ça se mange sans fin » ou « je ne vous jette pas la pierre, Pierre », j’ai initié ma grande fille à un autre film sympa : les visiteurs.

C’est en fait, le Père-Noël qui a fait tout le travail puisque c’est lui qui lui a apporté ce DVD. Inutile de dire que ce cadeau pour mon aînée plaisait bien aussi à sa môman…

 

vstrs.jpgC’est donc en famille que nous avons regardé ce film. Certes, je ne me souvenais pas qu’il y a avait autant de gros mots que Dalila et Anissa ne manquaient pas de relever, mais le film plait incontestablement toujours et le décalage historique fait toujours rire, quel que soit l’âge.

 

Ainsi donc, mes filles se sont cultivées et connaissent maintenant tout des petites-fillottes et les répliques historiques de ce film comme «Pas avec votre poncho, Monsieur Ouille ! » ou « mais qu’est-ce que c’est qu’ce binz ? »

08 février 2010

Histoire de burka.

brk.jpgOn parle beaucoup de burka en ce moment et de l’opportunité de faire ou non un loi pour l’interdire.

Personnellement, je pense qu’il ne faille pas statufier sur la burka seulement mais plus largement sur le fait d’évoluer dans l’espace public le visage couvert. Car il est bien évident qu’on ne ferait pas long feu en se promenant en ville avec une cagoule intégrale. Il est évident qu’il ne serait pas permis d’aller faire des papiers d’identité couvert de la sorte et qu’on ne  pourrait pas entrer dans une banque.

Ce qui me plait bien, dans cette histoire, c’est le détournement qu’on fait de la burka, faisant de l’inconvénient d’être couvert, un avantage.

Puisque la burka, bien loin de la religion est à elle seule une revendication politique, celle de jeunes femmes mal dans leur peau qui ne trouve pas leur place dans notre société et qui par ce port ostentatoire nous disent « vous ne me donnez pas de place, vous de me regardez pas et bien, habillée comme ça, vous serez bien obligé de me regarder », il est bien que la burka entre dans la citée et devienne bien ce qu’elle est : un agitateur politique.

J’ai aimé ces voleurs qui déguisés d’une burka ont braqué une banque la semaine dernière (preuve qu’on peut entrer dans une banque en burka, même si je doute qu’on puisse encore désormais).

Et j’ai entendu parlé ce matin de trois femmes afghanes qui ont crée "burka band", un groupe de rock, musique éminemment décadente aux yeux des mollahs, qui se cachent derrière leur burka pour garder leur anonymat et par conséquent sauver leur vie.

07 février 2010

Petits mots du dimanche

La musique creuse le ciel

Charles Baudelaire

06 février 2010

Rapport de stage

plnfçd.jpgÇa y est, ma grande fille à fini son stage dans un cabinet d’architecture et je crois qu’elle a bien vu en quoi consistait le métier. Elle a feuilleté des magazine d’architecture, elle dessiné à l’ancienne des plans, des coupes de maison, elle s’est initié à la DAO et a dessiné des plans sur ordinateurs et elle a visité plusieurs chantiers pour voir ce que cela donnait, de la théorie à la pratique.

 

A cette occasion, elle a bien vu qu’elle était la seule fille dans un univers de mecs et que cela ne doit pas être pour une fille d’être crédible dans un univers de maçons et d’entrepreneurs.

Bref, elle a bien vu la réalité d’un métier qui continue de lui plaire.

 

Affaire à suivre, donc !

05 février 2010

Autre gag du jour

Le problème au CDI c’est que les élèves se mettent sur des sites de jeux dés qu’on tourne le dos, à tel point qu’il faudrait faire le pied de grue à longueur de journée pour les fliquer ! Et ce problème n’est pas propre aux lycées professionnels : les collègues de lycée général ont le même problème.

 

Aussi, plutôt que de les voir dégommer des petits avions, j’ai fait une liste de jeux sympas un brin pédagogique, où l’on apprend quelque chose sur lesquels je leur conseille d’aller.

Ainsi, j’ai aiguillé quelques élèves de Seconde sur des quizz thématiques.

 

pgr.jpgA un moment, j’entends parler de bernard-l’ermite…

…Puis de cinéma…

 

Bernard L’Hermite, un acteur de cinéma ?!

 

Je crois qu’il s’agit de Thierry !

04 février 2010

Sports divers et d'hiver

Par ces temps hivernaux où il y a une bonne couche de neige dans nos contrées, les élèves de terminales bac pro ont fait une demande particulière à leur prof de sport, toujours prompt à faire de nouvelles activités motivantes pour les élèves.

bb.jpgConformément à leur demande, le prof les a emmené faire de la luge, bob et autres pelles à neige (un truc sur lequel on se met assis, avec une poignée entre les jambes) dans un pré voisin du lycée.

Ce matin, c’est un peu un concert de lamentations avec bleus divers et variés sur les fesses, mais les élèves se sont bien amusés. Inutiles de dire que le fait de remonter la pente soit sans aucun doute un bon exercice physique !

03 février 2010

"Pitié pour le mal" de Bernard TIRTIAUX

ptprlml.gifJ’aime cet auteur pour ses sagas historiqueset son approche des métiers d’arts tels que les vitraillistes.

Ce livre cependant est très différent et s’il est historique, il ne remonte pas jusqu’au Moyen Age, s’arrêtant juste à la Seconde Guerre Mondiale.

J’aurais même dit que ce roman-là avait des allures de vécu mais il n’en n’est rien car, renseignements pris, l’auteur est né en 1951.

 

Pitié pour le mal et l’épopée de deux gamins belges qui suivent une troupe de soldats SS démobilisés qui, en se repliant pour rentrer en Allemagne ont réquisitionné les chevaux de la ferme de leurs parents dont un cheval de trait, qui a remporté nombreux concours agricoles. Ils comptent bien reprendre cette bête qui est l’orgueil de la famille, quitte à suivre les soldats jusqu’en Allemagne !

Mutien, l’aîné et Abel, le plus jeune, découvrent bien des choses lors de cette épopée initiatique dans le monde sans pitié des adultes par temps de guerre. Ils y découvrent également que les allemands, pourtant responsables de la mort de leur père, ne sont pas tous de bourreaux et que certains, malgré les années de guerre, ont su conserver une part d’humanité…

 

Pitié pour le mal de Bernard TITIAUX

Hachette / Le livre de Poche  - 5, 50 – 188p. Bon lecteur

 

02 février 2010

Gag du jour

Deux garçons de seconde étaient en train de faire les questionnaires d’intérêts du logiciel GPO d'éducation à l'orientation installé sur les ordinateurs du CDI.

Ils doivent répondre à des questions concernant leurs aspirations et les métiers qui les tenteraient.

Quand le programme propose « agent de comptoir » alors qu’il y a un glossaire qui donne des explications sur chaque métier, son voisin s’exclame spontanément :

- oh, ça t’irait bien : tu serais bourré toute la journée.

 

D'un raccourci d'adolescent, voilà comment les agents de comptoir se retrouvent pilier de bar !

J'espère que les pilotes d'avions ne passent pas leur temps libre au comptoir !

01 février 2010

Stage de découverte

Comme tous les élèves de troisième, ma fille part quelques jours en stage, histoire de découvrir la réalité du monde du travail.

 

Elle avait l'idée de travailler avec les animaux depuis qu’elle a vu les soigneurs animaliers lors d’un spectacle dans un zoo. Mais la Conseillère d’Orientation a réussi à lui faire entendre le message que j’essayai en vain de lui faire passer, à savoir qu’avec ses résultats scolaires, qu’elle pouvait faire bien autre chose que soigneur animalier. Non pas que je pense que ma fille soit au dessus ce métier respectable, mais soupçonnant que le fait d’avoir 3 poissons rouges et un chat ne prédestine pas forcément à ce métier…

 

Comme les places chez les vétérinaires étaient déjà prises, il a fallu trouver une autre idée.

C’est vrai que sur ce coup-là, je n’ai même pas pensé responsabiliser ma fille en lui faisant faire les démarches elle-même, comme une collège qui a un fils dans le même collège. Je sentais l’urgence qu’il y avait à trouver un stage alors que 8 classes de 3ème étaient lancées dans la même quête…

 

J’ai donc pris mon portable, regardant qui, dans les amis et parents de copines de mes filles pouvaient avoir un boulot à la fois intéressant pour donner des idées des idées d’orientation professionnelle à ma fille mais intéressant également à découvrir lors d’un stage de découverte (découvrir le métier de charpentier en restant au sol pendant une semaine ou le métier de chirurgien en observant de loin n’est pas forcément intéressant).

rchtct.jpgJ’ai donc trouvé le papa d’une copine de Dalila qui est architecte et j’ai déposé ma fille ce matin devant le cabinet d’architecture.

Inutile de dire que j’ai hâte d’avoir le compte rendu de cette première journée !

31 janvier 2010

Petits mots du dimanche

La musique, c'est du bruit qui pense

Victor Hugo

30 janvier 2010

Glissades hivernales

J'ai toujours conduit sur le neige et cela ne me fait aucunement peur.

Certes, je reconnais que de devoir faire 40 bornes de nuit sur une route déserte en pleine tempête de neige et sans portable n'est pas vraiment une partie de plaisir, mais en ce qui me concerne, les déplacements quotidiens sur la neige dans notre ville n'ont rien d'une grande aventure.

SDC14057.JPGSur la neige, il y a trois régles à respecter : ne pas coller la voiture qui précéde (vu que la distance de freinage est incertaine), rouler à une allure modérée (pour la même raison) et user avec modération du frein (ou de l'accélérateur, ce qui produit le même effet) qui fait partir la voiture dans des directions souvent hasardeuses.

Après, c'est du plaisir !

Ces jours derniers, je m'amuse beaucoup !

Le passage des ronds points les matins sont un peu folkloriques : dés 30 km/h, l'arrière de la voiture ne suit plus (ou alors très paresseusement puisqu'attachée à l'avant !)

Hop, alors qu'il m'arrive parfois de faire des virages plus ou moins contrôlés dans des espaces dégagés pour amuser les filles en tirant le frein à main pour déraper sur la neige, j'ai atteint le même résultat sans le frein à main devant la maison ! C'est tout bête mais l'avant de ma petite espace à bien pris le virage, tandis que l'arrière s'était décidée pour aller tout droit ! Pas de panique, un petit contre braquage en attendant que ça passe, et nous voilà reparties sur la bonne voie !

LPas de panique, je ne suis pas une folle du volant ! C'est juste les aléas de la conduite sur neige ! Cette dernière a un grand, un très grand avantage sur le verglas : on la voit ! Sur le verglas, y'a vraiment rien à faire que d'aller, au mieux, visiter les talus...

 

29 janvier 2010

"Des milliards de tapis de cheveux" d’Andreas Eschbach

dsmllrdstpis.jpgJe ne suis pas branchée « science fiction ». Certes, je regardais Albator ou Capitaine Flam que je préférais, certes je regardais Star Streck pour sa caractère futuriste ringarde mais d’une manière générale les histoires inter stellaires ne m’ont jamais attirées. Je crois que j’ai eu les oreilles gavées par les commentaires incessants lors de la sortie de la guerre des étoiles quand j’étais gamine.

Cependant, comme j’avais ce livre sur mon bureau quand BBKmel en parlait sur son blog, je me suis laissée tentée, curieuse que je suis.

 

Et bien je peux le dire maintenant en connaissance de cause : autant j’aime la fantasy (les histoires d’elfes, de trolls et autres créatures féeriques), autant je peux aimer l’anticipation (quand l’histoire part de la réalité et part vers une réalité déformée) autant je sais maintenant je n’aime pas la science fiction, du moins tout ce qui est voyages / batailles dans l’espace.

 

Heureusement, ce sujet est finalement assez minime dans ce livre.

Comme les mystérieux tapis de cheveux du titre, ce livre est un foisonnement d’histoires, de portraits, qui se lient, qui tels des points de couture se tissent et dont on ne découvre le résultat final qu’en prenant un peu de recul final.

Jusqu’à la fin, on ne sait pas où l’on va mais l’auteur le sait, lui, et son œuvre final est étonnant d’inventivité !

 

C’est un livre étonnant qu’il faut lire, ne serait-ce que comme moi, poussée par la curiosité. Je l’ai terminé il y a quelques semaines et il me colle encore à la peau...

 

Des milliards de tapis de cheveux d’Andreas ESCHBACH

Editions J'ai Lu - 7 euros

28 janvier 2010

Y'a comme un os...

Ce midi, alors que je discutais d’un élève avec ma collègue et copine Nathalie, tandis que les élèves de terminale bac pro discutaient discrètement dans le coin lecture, Nordine s’approche de nous et s’adresse à Nathalie, sa prof de français :

-Madame, je peux vous demander quelque chose car mes copains me mettent un doute
-mais vas-y Nordine, nous t’écoutons.
Là, Nordine, 20 ans passés se jette à l’eau :
- Est-ce qu’il y a un os dans le sexe masculin ?

Avec Nathalie, on oscille entre le sourire goguenard et l’hilarité…

Toutes savantes que nous sommes, nous répondons posément que non, il n’y a pas d’os,ajoutant tout de même, un sourire aux lèves que tout de même, il est mieux placé, lui garçon pour répondre que nous deux…

27 janvier 2010

Soutien hiérarchique

Le prof d'anglais qui a les 3 DP en a marre de ne faire que de la discipline avec cette classe et peu de travail en anglais.

24 élèves bavards qu'un rien discipe et qui ont des niveaux différents, ce n'est certes pas.

Et bien sûr, il n'y a pas de moyen horaires pour pouvoir dédoubler ce genre de classe...

Aussi la collègue, pour pouvoir faire progresser les élèves dans la langue de Shakespeare, a décidé de dédoubler la classe en 2 groupes, faisant une heure supplémentaite gratuite pour faire cours au second groupe...

Notre administration, plutôt que de louer l'investissement personnel de cette prof, n'a rien eu de mieux à faire que de souligner que son travail est de faire cours à la classe complète, laissant sous entendre qu'elle était une prof incompétente...

Y'a des jours, où on se sent vraiment soutenu !...

26 janvier 2010

Ingrédient surprise

lntlls.jpgMon Jules est un fin cuisinier. Il est assez difficile, il aime bien manger et par conséquent, il préfère prendre les devants et faire lui-même la cuisine pour être sur que cela lui plaise.

Aujourd’hui, il a cuisiné des lentilles avec des saucisses pour les filles, plat de saison pour faire le plein de calories pour se réchauffer.

Sauf que, gag, au moment où il ouvrait la cocote pour servir, il y avait bien les lentilles, les oignons, les carottes et les saucisses, mais un objet non invité s’est glissé dans la recette on ne sait trop et…. l’éponge trônait au milieu des lentilles !

Les lentilles étaient aussi bonnes que d’habitude et elles n’avaient même pas un goût de vaisselle !

25 janvier 2010

Histoire de banane

grblln.jpgLes filles sont fan de Grabouillon, un chien héros d'un dessin animé qui passe sur France 5.

C'est vrai que c'est sympa comme tout : un chien rigolo et farfelu, une petite fille espiègle prénommée Pétunia, un générique super dansant (la ouaf-ouaf dance)  et en toile de fond, une histoire secondaire avec les puces qui logent dans le pelage de Grabouillon.

Mes filles connaissent le générique par choeur : elles le chantent, elles le dansent et elle imitent à la perfection la phrase de cloture dite par la famille puce au bord de la crise d'histérie.

Elles ont même adopté l'insulte préférée de la petite Pétunia !

Cette dernière qui converse avec son chien gaffeur le traite immanquablement de "banane" voire quand l'ânerie est de taille de "méga banane".

"Méga banane" est donc devenu l'insulte à la mode à la maison, mais il y a pire, n'est-ce pas ?!

 

24 janvier 2010

Petits mots du dimanche

Rire d'un miroir, c'est rire de tout

Matthieu Chedid

23 janvier 2010

« Plus un mot » d’E.L. Konigsburg

plsnmt.gifBrandwell est prostré et refuse de parler depuis que sa petite sœur de 6 mois est tombée dans le coma à la suite d’une chute sur le sol inexpliquée. Connor, son meilleur et inséparable ami est le seul à croire en son innocence. Il va le voir dans un centre spécialisé où il est interné et essaie de renouer des contacts avec lui. Peu à peu, des échanges non verbaux se font entre les deux amis et Connor va essayer de comprendre ce qu’il s’est passé le jour de l’accident…

Livre d’amitié, livre sur le mutisme, livre sur l’innocence bien sympa à lire et à la couverture attrayante. Il se lit comme une enquête policière et on a hâte d’en avoir la clé !

Plus un mot  d’E.L. Konigsburg

Editions Bayard jeuness, collection Millezime - 11,90 euros

22 janvier 2010

Du rêve au saccage

ecmat.jpgSouvent, quand il y a des émeutes en banlieue, ce sont les écoles maternelles qui trinquent ou les gymnases.

Comme beaucoup, je trouve injuste que ce soient ces rares  lieu d’accueil qui trinquent les premiers, privant les plus jeunes de ces infrastructures.

C’est encore le cas ces jours-ci à Woippy.

 

A ce sujet, je suis tombée mercredi dernier sur un entretien qui m’a éclairé à ce sujet. Il s’agissait d’un pédopsychiatre spécialisée dans le suivit d’enfants d’origines étrangères dont je n’arrive plus, malheureusement, à retrouver le nom.

Elle racontait comment un adolescent ayant participé vaguement au saccage d’une école maternelle en 1998, culpabilisait au point d’en avoir des idées suicidaires aujourd’hui. Pourquoi un école maternelle ? Simplement parce que c’est LE lieu (tout comme l’univers sportif) où ces jeunes ont cru à la devise française : liberté-égalité–fraternité, où ils se sont senti égaux des autres et reconnus avant de découvrir par la suite dans le quotidien d’un ado que la réalité était tout autre.

Rien n’est plus redoutable que les rêves brisés. Du coup, ils s’en prennent aux lieux où ils ont rêvé...

Vu comme cela, cela n’excuse en rien le geste, mais cela permet de comprendre.

21 janvier 2010

Pensées pour Super Kelthoum

Je ne suis pas forcément accro aux émissions de M6, même si je leur reconnais une réelle efficacité, certes souvent racoleuses, dans la façon d’atteindre le public visé.

A ce sujet, il y a 15 jours, ma grande Cécile qui se sentait amorphe a passé un  après-midi de vacances devant deux épisodes de Super Nanny.

Tout comme dans « on a échangé nos mamans »,  les cas sont toujours excessifs, mais il est évident que sans cela l’émission n’aurait aucun intérêt.

Super Nanny est un personnage remarquablement bien trouvé avec ses airs de préceptrice guindée, alliant douceur et fermeté et expliquant, formalisant en mot les déboires de parents et des enfants.

 Cette émission n’en est pas moins intéressante sur bien des points :

- il est toujours bon de voir face à ces cas extrêmes qu’on ne s’en sort pas si mal comme parents.

- il est toujours bon de voir les erreurs des autres pour essayer de s’améliorer

- Il est surtout important de mettre des mots, d’expliquer, de rappeler quelques principes d’éducation de base que certains appliquent d’instinct mais que d’autres doivent apprendre ou réapprendre.

 

En cela, le rôle de Super Nanny comme "éducatrice de parents" était intéressant dans une société où l’on constate de plus en plus la défaillance de certains parents. Cette émission avait au moins le mérite d’apporter des réponses concrètes au plus grand nombre sur un mode divertissant et c’est une démarche autrement plus constructive, finalement, que les concerts de lamentation.

 

L’autre facette intéressante pour les enfants qui regardent l’émission, c’est qu’il constatent – et ce fut le cas de ma fille- qu’il est insupportable de laisser les enfants tout faire et que ses propres parents ne sont pas si mal…

 

sprnny.jpgSuper Nanny n’était qu’un personnage, mais derrière cela il y avait une femme à la voix rauque qu’on devisait fumeuse. Kathy Sarraï s’appelait en réalité Kelthoum Sarraï, elle avait été fiancée à 14 ans et mariée à 16 ans. Elle avait quitté sa Tunisie natale à 16 ans pour rejoindre son mari travailleur émigré. Elle ne parlait pas un mot de français ! C’est là qu’elle a passé un CAP « petite enfance » et un diplôme de puériculture.

Je suis étonnée de l’ampleur des réactions, auxquelles je participe, que suscite sa disparition : c’était  l’info n°1 hier sur le net et dans les collège, preuve de la popularité bien réelle de Super Nanny